Les chasseurs de tête en banque nient toute tentation de glottophobie

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Les chasseurs de tête en banque nient toute tentation de glottophobie

Si vous voulez travailler en banque d’investissement, votre accent peut-il constituer un obstacle en laissant transparaître que vous avez grandi dans une ville (ou un village) loin d’un grand centre financier ?

En théorie, non. En pratique, au Royaume-Uni où les accents régionaux peuvent être très marqués, les gens se plaignent depuis longtemps – en particulier à la City de Londres, de se sentir mal à l’aise.

A Paris, le législateur a décidé de prendre le problème à bras le corps. La semaine dernière, l’Assemblée Nationale a adopté en première lecture une proposition de loi visant à faire un délit de la discrimination fondée sur l’accent, au même titre que le racisme et le sexisme. La loi est destinée à empêcher les employeurs de discriminer leurs employés et les candidats potentiels venus de régions aux accents caractéristiques comme le Sud-Ouest par exemple.

Une approche similaire pourrait être utile à Londres, où les employés des banques britanniques regrettent la discrimination vis-à-vis des accents du nord du pays. « Soit vous avez un accent du sud, entre neutre et légèrement snob, soit vous prenez cet accent traînant quasi-américain, mâtiné de jargon. Mais hors de question de garder un accent à couper au couteau – gommez le, » nous confiait il y a quatre ans un banquier issu d’une famille ouvrière du nord de l’Angleterre. Il ajoutait toutefois que « les choses sont différentes quand on se retrouve autour d’un verre en fin de journée. Là, on découvre tout d’un coup un éventail surprenant de dialectes insoupçonnés. Il me faut à peu près trois bières pour que le mien revienne. »

Cela dit, alors qu’on pourrait s’attendre à ce que les banques parisiennes préfèrent les candidats originaires d’Ile de France, les chasseurs de tête en banque s’inscrivent en faux contre cette idée reçue. « Les candidats viennent de multiples horizons, » explique Claude Calmon, fondateur du cabinet Calmon Partners. « Les écoles de commerce où les banques recrutent sont disséminées sur tout le territoire, de Paris à Lyon, Lille ou Nantes, et honnêtement, l’accent ici n’a guère d’importance. »

Crédit photo : vaea Garrido  sur Unsplash

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