Pourquoi j’ai quitté Goldman Sachs à New York pour une start-up à Paris

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Pourquoi j’ai quitté Goldman Sachs à New York pour une start-up à Paris

Il y a quelques mois, Olivier Herbout occupait le type de poste dont beaucoup de jeunes diplômés en finance français rêveraient. Après des études de mathématiques appliquées à l’Ecole Centrale Paris - aujourd’hui CentraleSupélec - en 2015, puis un master en ingénierie financière à la Haas School of Business, à Berkeley en Californie, il avait rejoint l’équipe Quantitative Investment Strategies de Goldman Sachs Asset Management (GSAM) à New York.

Olivier Herbout est resté cinq ans chez GSAM, jusqu’en janvier 2021. Il est maintenant de retour à Paris et travaille pour une start-up avec l’un de ses amis, rencontré à Centrale. Objectif : appliquer au marché français des pensions les compétences acquises chez Goldman.

« Le système de retraite dans des pays comme la France n’est pas viable à terme, » commente Olivier Herbout. « Nous devrons sans doute finir par copier le système anglo-saxon, avec des investissements d’épargne retraite plus étroitement liés au marché ; et cela conduira à un changement majeur dans le secteur de la gestion de patrimoine, en France comme ailleurs en Europe. C’est pourquoi nous avons créé Ramify – nous voulons faire évoluer le conseil financier en France. »

Olivier Herbout est franco-espagnol et n’avait plus vécu en France depuis six ans, jusqu’à ce retour en plein confinement. « Ce fut un vrai choc, » confie-t-il. « J’avais une grande liberté aux Etats-Unis et je suis rentré m’installer chez mes parents, j’ai retrouvé mon lit d’avant, et je ne pouvais pas quitter la maison à cause de la pandémie. »

Comme souvent quand quelqu’un quitte Goldman, Olivier Herbout raconte que son départ

n’a rien à voir avec GS, et tout à voir avec les opportunités offertes par Ramify. – Et c’est à Paris qu’elles se trouvent plutôt qu’à New York. « Les Etats-Unis ont une avance considérable sur l’Europe en matière de conseil financier. La France est un marché plus petit, mais les sommes à investir n’en sont pas pour autant insignifiantes. Je comprends le raisonnement des français par rapport à l’argent, et la façon dont ils en parlent. C’est là mon avantage. »

Olivier Herbout ambitionne d’utiliser ses compétences en finance quantitative acquises chez Goldman pour créer chez Ramify des produits d’investissement reposant sur des données. « Nous croyons que l’humain ne devrait pas prendre en compte ses propres préjugés dans ses décisions d’investissement, mais devrait plutôt faire confiance aux données pour optimiser ses portefeuilles en fonction de ses préférences - comme les actions ESG ou certains secteurs ou marchés nationaux spécifiques. » Ramify prendra aussi en compte l’aspect fiscal, car comme l’observe Olivier Herbout, « les impôts en France peuvent être très élevés. »

Ramify emploie déjà cinq personnes, mais Olivier Herbout prévoit un effectif de 15 personnes à la fin de l’année. Et elles ne seront pas toutes comme lui et Samy Ouardini, l’autre co-fondateur, qui a passé quatre ans au sein du cabinet de conseil Oliver Wyman. « Nous recherchons des gens avec un profil plus tech et data que finance, » indique Olivier Herbout. « A terme, notre effectif sera constitué aux deux tiers de technologues. »

Crédit photo : Thomas de LUZE sur Unsplash 

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