Comment persuader les recruteurs en finance de vous embaucher

eFC logo
Comment persuader les recruteurs en finance de vous embaucher

Pour convertir un entretien en banque en offre d’embauche, mieux vaut jouer le jeu. Si la franchise à tout-va constitue l’une des options possibles, il en va de même de la flatterie implicite et de l’approche qui consiste à se positionner comme la personne que toute banque voudrait embaucher.

Si vous optez pour cette dernière stratégie, les recruteurs suggèrent de faire bon usage des questions et affirmations qui suivent durant vos entretiens.

« Comment puis-je contribuer au développent de cette entreprise ? »

« Dans l’idéal, les meilleurs candidats sont ceux capables de démontrer qu’ils réfléchissent à ce qu’ils peuvent faire pour l’entreprise qui recrute, et pas à ce que l’entreprise peut faire pour eux. On ne veut pas d’un candidat autocentré durant tout l’entretien, » indique un recruteur en equities. « On veut des candidats qui demandent ce qu’ils peuvent apporter à l’entreprise. »

« On m’a proposé une promotion dans mon poste actuel, mais je pense qu’il est temps pour moi de bouger. »

Vos interlocuteurs en entretien n’ont pas non plus envie d’entendre que vous n’êtes pas satisfait là où vous êtes. Pas plus que vous n’êtes pas traité équitablement, que votre boss et vos collègues sont de sombres idiots, ou que vous avez besoin d’un break avant d’attaquer ce nouveau super poste.

« Les candidats devraient éviter d’être trop négatifs quant à leur employeur actuel, » note un recruteur londonien. « Au lieu de cela, mieux vaut souligner l’impact positif qu’ils ont pu avoir dans cette entreprise, tout en expliquant les bénéfices directs qu’un changement d’employeur pourrait avoir sur leur carrière et sur leur nouvel employeur. »

« Je vous laisse la main pour négocier. »

Celle-ci vaut pour les cas de figure dans lesquels vous passez un entretien préliminaire avec un cabinet de recrutement. Les recruteurs préfèrent que les candidats renoncent à contacter directement le ou la responsable du poste. « Nous avons eu récemment un candidat qui tenait à appeler le supérieur hiérarchique du poste pour qu’il contacte directement son propre boss afin de valider l’offre d’emploi, » raconte un recruteur. « Ce genre d’attitude est contre-productif, » ajoute-t-il. « Les candidats oublient que tous ne passent pas l’intégralité de leur temps à recruter. S’il faut négocier, il vaut mieux laisser faire le recruteur, qui dispose d’une expertise pour finaliser les accords dès lors que l’on vous fait une offre. »

« J’ai passé des entretiens avec Deutsche Bank, Goldman Sachs et Citi, mais votre stratégie me paraît la meilleure. »

Votre interlocuteur doit sentir qu’il se démarque de la concurrence. Il faut aussi lui montrer que vous êtes très demandé. Et que vous comprenez le terrain stratégique de l’entreprise que vous allez peut-être rejoindre, et que vous pouvez apporter un éclairage sur les visées de ses concurrents. Cette phrase fera toute la différence.

« Je suis convaincu que vous êtes le mieux placé pour définir l’intitulé du poste et le niveau qui me correspondront dans votre entreprise. Je vous laisse décider de ce qui sera le mieux pour moi. »

Le niveau d’embauche est un problème commun aux recruteurs et responsables du recrutement.

« Les gens ont souvent des idées assez arrêtées sur le niveau auquel ils doivent être embauchés, » rapporte Andy Pringle, managing director du cabinet de recrutement Circle Square. « C’est difficile car certaines banques ont des méthodes bien particulières en matière de promotion – certaines proposent parfois des postes de niveau associate à des analysts de deuxième année. Ces ‘faux associates’ refuseront alors de bouger si le poste proposé n’est pas au même niveau – même si aucune autre banque sur le marché ne les recrutera à ce niveau. »

Crédit photo : Giorgio Trovato sur Unsplash

A lire aussi…

Secteurs les plus recherchés

Loading...

Recherche emploi

Rechercher articles

Close