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Comment garder son calme (et son job) en pleine panique bancaire

Crise ou pas crise ? Peut-être pas crise, mais certainement un peu de panique. Les cours des banques européennes ont chuté de 6,4% mercredi matin ; la cotation des actions BNP Paribas a été suspendue à la mi-journée ; l’action Credit Suisse a plongé de 24% après l’annonce de la Banque nationale saoudienne (SNB) de ne pas lui apporter d’aide financière supplémentaire ; les CDS de la banque helvète évaluent à 38% la probabilité de défaillance. Les noms d’oiseaux fusent de nouveau : la contagion est de retour.

Et c’est aussi le cas de celles et ceux qui sont passés par les précédentes crises bancaires. Pour Nouriel Roubini, la contagion est « déjà sérieuse » et le risque existe que la chute des actions bancaires en Europe devienne un phénomène mondial.

Pourtant, d’autres voix plus posées trouvent urgent de réfléchir calmement.

Daniel Davies, consultant recherche senior chez Frontline Analysts et ancien analyste en banque chez Cazenove, Credit Suisse et BNP Paribas (et par ailleurs contributeur régulier de la rubrique Morning Coffee sur notre site anglais) était au charbon en 2008. Dans de tels moments, confie-t-il, tout est question d’ « optimisme de l’esprit et de pessimisme du porte-monnaie. » Les banquiers de Credit Suisse devraient se consoler à la pensée que cela passera probablement, ajoute-t-il : Deutsche Bank et UBS aussi se sont trouvées sous le feu des projecteurs et elles s’en sont sorties.

Et quand la panique s’étend ? Un investisseur de New York qui travaillait pour une grande banque américaine pendant la crise financière raconte que tout tient aux sources d’information : dans de tels moments, le cycle de l’information s’emballe et on peut vite se laisser déborder. « Lorsque le flux d’information s’accélère, il faut savoir faire le tri, » dit-il. « Il s’agit de déterminer où trouver les signaux les plus fiables – les gens qui comprennent réellement ce qui se passe à partir des fondamentaux. »

Qu’en déduire alors pour les postes en banque ? Il est trop tôt pour le dire, mais les effets peuvent ne pas être immédiats. Comme le montre ci-dessous le graphe du New York State Comptroller, les réductions de postes pendant la crise financière de 2008 n’ont pas eu lieu immédiatement, mais un an plus tard. Les banques ont la gâchette moins facile que leur réputation ne le laisse supposer.

 

Néanmoins, les rabat-joie voient aujourd’hui de mauvais présages dans le marc de café. Pour Rupak Ghose, autre chercheur en banque passé par la crise, il est probable que tout ceci marque la fin indiscutable du marché haussier pour les postes en banque, et que les banques qui avaient résisté à la tentation des coupes sombres dans leurs divisions banque d’investissement finiront par y venir. « Il va y avoir un bouleversement, » avance-t-il. « Les banques ont attendu le retour du marché, mais cela n’arrivera pas. » L’an dernier, les banques universelles ont été en mesure de subventionner les banquiers d’investissement en mal de performance grâce aux revenus des divisions banque de détail, ajoute-t-il, mais avec la hausse du coût des dépôts, ce ne sera plus possible.

Le pronostic sera sans doute meilleur pour les postes en activités de marchés. Ted Pick, co-président de Morgan Stanley, déclarait en milieu de semaine dernière que malgré la baisse des revenus des ventes et du trading au 1er trimestre de l’an dernier, les clients étaient « impliqués » et que « la volatilité, c’est bien jusqu’à un certain point. »

Et quand elle atteint le certain point ? « Cela revient presque moins cher de paniquer que de rester dans le déni, » concède Daniel Davies. Et même par temps de panique, il reste une perspective : « ni la vie, ni la santé de qui que ce soit n’est en danger. »

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AUTEURSarah Butcher Editrice Monde

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